MADAR/Nouakchott le 13-09-2026
Le gouvernement d’unité nationale libyen a démenti, samedi, les rapports faisant état de l’utilisation de bases militaires dans l’ouest de la Libye, notamment la base de Misrata, comme point de départ de drones ukrainiens visant ce que l’on appelle la « flotte fantôme » russe en Méditerranée.
Le démenti est venu dans une déclaration publiée par le ministère de la Défense, en réponse à un rapport médiatique alléguant la présence d’éléments ukrainiens spécialisés dans l’exploitation de drones maritimes au nord-ouest de la Libye depuis la fin de l’année 2025, et qu’ils utilisent la base militaire de Misrata pour mener des opérations contre des navires russes en Méditerranée.
Le ministère a confirmé qu’il avait suivi les allégations contenues dans le rapport concernant l’utilisation de la base militaire de Misrata pour mener des opérations militaires visant des parties ou des intérêts étrangers, en soulignant que ces allégations étaient infondées.
Le ministère a catégoriquement nié l’existence de tout accord, coordination ou arrangement permettant l’utilisation de la base de Misrata ou de toute installation militaire libyenne pour mener des attaques ou des opérations militaires en dehors des missions souveraines de l’État. Elle a également confirmé qu’elle n’avait accordé à aucune entité étrangère l’autorisation d’utiliser les terres, les installations, l’espace aérien ou les eaux territoriales libyennes pour mener des actions hostiles contre tout pays ou partie, précisant que les installations militaires nationales n’avaient pas été affectées ou utilisées à cette fin.
Le communiqué a ajouté que toutes les formes de coopération militaire et de formation technique avec les pays amis se font conformément aux cadres juridiques et officiels approuvés, tout en soulignant l’engagement de l’État libyen envers sa souveraineté et son refus d’utiliser son territoire de manière à menacer sa sécurité nationale ou à affecter négativement ses relations extérieures.
Le ministère de la Défense a appelé les médias à faire preuve de précision dans la transmission des informations, et à ne pas traiter les allégations basées sur des sources inconnues comme des faits avérés, en demandant de se référer aux autorités compétentes pour vérifier les informations concernant les institutions et les installations militaires.
Les autorités libyennes avaient annoncé le 3 mars dernier que le méthanier russe « Arctic Megagaz », transportant environ 62 000 tonnes de gaz naturel, avait été victime d’explosions et d’un grand incendie qui ont fait couler une partie de son navire à environ 130 milles marins au nord du port de Syrte, tandis que tous les membres de son équipage, au nombre de 30, avaient été secourus.
Après l’incident, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé l’Ukraine d’avoir ciblé le pétrolier avec des drones marins qu’il a dit être partis des côtes libyennes, selon l’agence de presse russe TASS.
En revanche, la Commission de la sécurité nationale de la Chambre des représentants libyenne a rejeté ces accusations, affirmant son refus de toute allégation selon laquelle les drones ayant ciblé le pétrolier seraient partis du territoire libyen, et a appelé à une enquête approfondie pour éclaircir les circonstances de l’incident.






