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Maghreb

Locales en Algérie : l'ANIE interdit les langues étrangères dans la campagne

Des membres d'un bureau de vote vident une urne transparente sur une table, un assesseur assis devant des listes, photo d'archives
Dépouillement dans un bureau de vote en Algérie (archives)

Madar (Alger) - L'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a rappelé lundi 2 novembre 2026 aux candidats des partis politiques et des listes indépendantes, ainsi qu'à tous les acteurs du processus électoral, le cadre juridique de la campagne pour l'élection des assemblées populaires communales et de wilayas du 28 novembre 2026, selon un communiqué relayé par l'agence APS.

La campagne s'ouvre le jeudi 5 novembre et s'achève le mardi 24 novembre 2026, conformément à l'article 73 de la loi organique relative au régime électoral, et nul ne peut faire campagne en dehors de cette période, sous quelque forme que ce soit, précise l'ANIE.

L'Autorité appelle à s'abstenir de tout discours haineux et de toute forme de discrimination et rappelle que "l'utilisation de langues étrangères durant la campagne électorale est interdite". L'usage, à des fins de propagande, des biens ou moyens d'une personne morale publique ou privée, d'une institution ou d'un organisme public est également proscrit, sauf disposition législative contraire.

Sont aussi interdits, à des fins de propagande, l'utilisation des lieux de culte, des institutions et administrations publiques et des établissements d'éducation, d'enseignement et de formation, ainsi que l'usage malveillant des attributs de l'État et tout comportement violent, déloyal ou injurieux des candidats.

Les médias audiovisuels autorisés à couvrir la campagne doivent garantir une répartition équitable du temps d'antenne entre les candidats, sous le contrôle de l'ANIE en coordination avec l'Autorité de régulation de l'audiovisuel, et la publicité commerciale à des fins de propagande est prohibée.

L'ANIE rappelle enfin l'interdiction de publier des sondages sur les intentions de vote 72 heures avant le scrutin et limite l'affichage aux emplacements publics attribués équitablement dans chaque circonscription. Le communiqué, tel que publié par l'APS, ne précise pas les sanctions encourues.

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