Madar (Alger) - Le ministère algérien de la Défense nationale (MDN) a annoncé dimanche 1er novembre 2026 le lancement d'une deuxième opération de décontamination des anciens sites d'essais nucléaires français dans le sud du pays, a rapporté l'agence Anadolu, citant un communiqué du ministère.
L'opération concerne le site E2 Béryl, à In Ekker (wilaya de Tamanrasset, 6e Région militaire), et a été lancée à l'occasion des célébrations du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution, selon le communiqué.
Les travaux sont menés par des compétences et des moyens nationaux sous la supervision du MDN, en coordination avec l'Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d'essais, et les déchets seront stockés dans des conteneurs en béton prévus à cet effet, conformément aux normes de sécurité internationales, précise le ministère.
Le MDN reproche à la partie française son refus d'"assumer ses responsabilités pénales" et de remettre les documents et cartes des sites d'enfouissement, ce qui, selon lui, entrave le développement des régions d'In Ekker (Tamanrasset) et de Reggane (Adrar).
La France a mené 17 essais nucléaires dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966 : 4 essais atmosphériques à Reggane entre février 1960 et avril 1961 et 13 essais souterrains à In Ekker entre 1961 et 1966. Elle a aussi conduit des essais chimiques sur le site B2-Namous, près de Béchar, jusqu'en 1978, rappelle l'agence.
Paris affirme pour sa part que les installations ont été démantelées et les sites rétrocédés aux autorités algériennes en vertu des accords d'Évian, et que l'Agence internationale de l'énergie atomique a mené en 1999, à la demande d'Alger, une mission d'évaluation. Le communiqué ne précise ni les quantités de déchets concernées ni le calendrier de l'opération.




