Madar (Tripoli) - Fawzi Abu Khazam, membre du conseil d'administration de la Banque centrale de Libye (BCL), a pris jeudi 22 octobre 2026 les fonctions de gouverneur, transmises par une commission de passation formée en vertu de la décision n° 6 de 2026 de la présidence de la Chambre des représentants, a rapporté l'agence libyenne LANA en citant des sites d'information et des pages en ligne.
Cette commission est présidée par un membre du Haut Conseil d'État et comprend un député, un membre du conseil d'administration de la banque, un autre membre du Haut Conseil d'État et un employé de la BCL, selon l'agence.
La présidence de la Chambre des représentants avait accepté sur le principe la démission du gouverneur Naji Issa et chargé M. Abu Khazam d'assurer l'intérim jusqu'à ce que la démission soit soumise à la Chambre lors de sa prochaine séance pour une décision définitive, selon LANA.
La BCL a de son côté dénoncé jeudi, dans un communiqué, l'entrée d'« une force et d'autres parties » dans son siège à Tripoli et la violation du bureau du gouverneur en son absence. Elle tient toutes les parties impliquées pour pleinement responsables des conséquences, « au premier rang desquelles le ministère de la Défense », chargé de la protection du siège, décline toute responsabilité pour les mesures découlant de cette entrée et se réserve le droit d'engager des poursuites.
Selon le Libya Herald, Naji Issa a déclaré à des médias locaux qu'il n'avait pas démissionné et qu'il était revenu sur sa démission antérieure, tandis que le premier vice-président du Haut Conseil d'État, Naji Mukhtar, a rejeté l'« action unilatérale » de la présidence de la Chambre. M. Issa avait remis sa démission aux deux chambres en août 2026, qui lui avaient alors demandé de rester en poste.
Cette affaire survient au lendemain de l'irruption au siège de la Cour des comptes à Tripoli, mercredi, condamnée jeudi par la délégation de l'Union européenne et les missions des États membres, qui ont appelé à régler les différends sur les nominations dans les institutions souveraines uniquement par les voies légales et institutionnelles. Le gouvernement d'union nationale n'avait pas réagi à l'affaire de la BCL au moment de la publication de l'article du journal.




