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Maghreb

Maroc : les salaires sous 10 000 dirhams exonérés d'IR en 2027

Des députés assis sur des sièges orange dans l'hémicycle de la Chambre des représentants marocaine, photo d'archives
Une séance de la Chambre des représentants du Maroc (archives)

Madar (Rabat) - Le gouvernement marocain entend exonérer d'impôt sur le revenu les salariés gagnant moins de 10 000 dirhams par mois à partir du 1er janvier 2027 et porter la pension minimale à 1 700 dirhams par mois, selon le projet de loi de finances 2027 présenté vendredi 23 octobre 2026 devant le Parlement par le ministre de l'Économie et des Finances, Fouzi Lekjaa, a rapporté le site marocain Hespress.

La réforme relève le seuil annuel de revenu net exonéré de 40 000 à 60 000 dirhams et ramène le nombre de tranches imposables de cinq à trois, aux taux de 10 %, 20 % et 30 %, le taux marginal le plus élevé passant de 37 % à 30 %. Selon Fouzi Lekjaa, 87 % des salariés seront exonérés et la plupart des personnes concernées gagneront environ 500 dirhams par mois, pour un coût estimé à 5,5 milliards de dirhams en 2027.

La pension minimale passera d'environ 1 000 à 1 700 dirhams dans un premier temps, avec l'objectif d'atteindre 3 000 dirhams d'ici la fin de la législature, au bénéfice d'environ 500 000 retraités, dont plus de 150 000 veuves. Le taux de la pension de réversion versée aux veuves sera doublé, de 50 % à 100 %, pour 431 000 bénéficiaires. Ces deux mesures coûteront 10 milliards de dirhams.

Sur le plan social, l'aide sociale directe minimale passera de 500 à 600 dirhams par mois, pour un coût de 3 milliards de dirhams, avant d'être relevée progressivement vers 1 000 dirhams. L'État prendra en charge les factures d'électricité mensuelles de 100 dirhams ou moins pour environ 6 millions d'abonnés, soit 60 % des consommateurs, pour 2,8 milliards de dirhams. Un milliard de dirhams est prévu pour rendre les produits de première nécessité plus abordables et 6 milliards pour l'emploi des jeunes, la formation et l'appui aux entreprises.

Le budget de la santé augmente de 3 milliards de dirhams, à 45,4 milliards, avec 8 000 postes, et celui de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle de 5,3 milliards, à 121,3 milliards, avec 17 874 postes. Le logement bénéficie de 10,4 milliards de dirhams d'investissement.

Selon un second article de Hespress, le projet de loi de finances n° 60.26, premier budget du gouvernement de la cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, prévoit aussi un taux d'impôt sur les sociétés de 40 % pour les importateurs et distributeurs d'hydrocarbures dont le bénéfice net annuel atteint 100 millions de dirhams, une exonération de TVA sur les importations de bovins, ovins, caprins et camelins vivants et de certaines viandes, 33 954 postes budgétaires dans le secteur public et des exonérations fiscales pour la FIFA et ses partenaires liés à la Coupe du monde 2030.

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