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Maghreb

Maroc : les créances en souffrance des ménages atteignent 44,3 milliards de dirhams

Une main tenant deux billets marocains de 100 et 200 dirhams
Billets marocains de 100 et 200 dirhams (archives)

Madar (Rabat) - Les créances en souffrance des ménages au Maroc ont atteint 44,3 milliards de dirhams à fin septembre 2026, en hausse de 5 % sur un an, selon les données de Bank Al-Maghrib publiées dans son rapport mensuel de novembre sur la conjoncture économique, monétaire et financière, rapporte le site Hespress vendredi 6 novembre.

Ces créances représentent 10,9 % de l'ensemble des crédits accordés aux particuliers. L'encours total des crédits bancaires aux ménages a progressé de 3,5 % à 405,5 milliards de dirhams, dont 262,8 milliards de crédits immobiliers (260,4 milliards pour l'habitat) et 63,8 milliards de crédits à la consommation, en hausse respective de 2,6 % et 5,4 %.

La croissance annuelle des créances en souffrance des ménages avait atteint 6,7 % à fin août avant de ralentir à 5 % en septembre, leur encours reculant de 0,8 % sur un mois.

Côté taux, le taux moyen des crédits aux particuliers est revenu à 5,56 % au troisième trimestre 2026, en baisse de 3 points de base, tandis que le taux débiteur moyen global a reculé de 24 points de base à 4,57 %. Le taux des crédits à l'habitat s'est établi à 4,50 % et celui des crédits à la consommation à 6,68 %, alors que celui des facilités de trésorerie aux particuliers a augmenté de 98 points de base à 6,49 %.

Le total des créances en souffrance du système bancaire, ménages et entreprises confondus, s'est élevé à 105,5 milliards de dirhams à fin septembre, en hausse de 2,3 % sur un an, mais leur part dans l'encours total des crédits a reculé à 7,9 %, contre 8,2 % à fin août. Celles des entreprises privées non financières ont atteint 60,4 milliards de dirhams, soit 11,8 % de leurs crédits.

Parallèlement, l'encours total des crédits bancaires a augmenté de 12,2 % à 1 333 milliards de dirhams, et celui des crédits au secteur non financier de 11,2 % à 1 084 milliards, avec une hausse de 13,8 % des crédits aux entreprises privées.

Ces chiffres interviennent dans un contexte de recul de l'emploi : citant la dernière enquête sur l'emploi, Bank Al-Maghrib fait état de la perte de 173 000 postes entre le deuxième et le troisième trimestre 2026, le taux de chômage passant à 10,5 % au niveau national et à 12,5 % en milieu urbain.

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