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Maghreb

Maroc : suspension temporaire des exportations de tomates vers l'Afrique, l'Europe épargnée

Cageots de tomates, carottes, navets et courgettes à l'étal
Légumes à l'étal, photo d'illustration (archives)

Madar (Rabat) - Le Maroc a suspendu temporairement ses exportations de tomates vers les marchés africains afin de garantir la stabilité de l'approvisionnement du marché intérieur et de contribuer à faire baisser les prix, a rapporté l'agence Reuters jeudi 5 novembre 2026, citant le président de la Fédération marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (FIFEL), Lahoucine Aderdour, et une source gouvernementale.

Selon Aderdour, les autorités ont informé de cette décision les exportateurs qui desservent les marchés africains, sans fournir davantage de détails, d'après la même source.

La source gouvernementale, qui a requis l'anonymat, a indiqué que la suspension était "temporaire" et visait à aider à réguler le marché, et que les exportations "reprendront bientôt". Elle a précisé que les tomates destinées aux marchés européens, mieux valorisées, ne sont pas concernées.

La décision intervient alors que les prix de la tomate sont en hausse au Maroc, en raison d'une baisse de productivité dans la région de Souss-Massa, principal bassin de production du pays, et de la hausse des coûts des engrais et du carburant.

Le porte-parole du gouvernement marocain n'a pas répondu directement à une question sur l'arrêt des exportations, mais a souligné que le gouvernement accordait la priorité à la "souveraineté alimentaire", selon l'agence, qui rappelle que le gouvernement avait annoncé la semaine dernière qu'il encadrerait les exportations de produits alimentaires pour aider à faire baisser les prix.

Le Maroc est le deuxième fournisseur de tomates de l'Union européenne, tandis que ses exportations vers les marchés africains restent relativement modestes. Les exportations agricoles marocaines ont progressé de 4,3 % en glissement annuel, à 33,1 milliards de dirhams (environ 3,4 milliards de dollars) sur les neuf premiers mois de l'année.

En Mauritanie, le porte-parole du gouvernement, Mohamed Melainine Ould Eyih, avait attribué à la mi-octobre la hausse des prix de la tomate aux restrictions imposées par certains pays exportateurs et à l'impact des pluies sur la production locale, avant que le ministère du Commerce et de l'Industrie n'annonce le retour de la tomate sur les marchés à 500 anciennes ouguiyas le kilo.

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