Madar (Nouakchott) - La Mauritanie et la France ont signé lundi 2 novembre 2026 à Nouakchott deux conventions de financement pour la protection civile et la formation professionnelle : un prêt de 21 millions d'euros (environ 944 millions de nouvelles ouguiyas) et un protocole de 4 millions d'euros (environ 180 millions de nouvelles ouguiyas), selon l'Agence mauritanienne d'information.
Les conventions ont été signées côté mauritanien par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamedou Ahmedou M'Haimid, en présence des ministres de l'Intérieur et de la Formation professionnelle et du délégué général à la Sécurité civile et à la Gestion des crises, et côté français par l'ambassadeur Emmanuel Besnier et le directeur de l'AFD à Nouakchott, Ignace Monkam-Daverat.
Selon le ministre, le financement permettra de renforcer les capacités d'intervention de la délégation générale à la Sécurité civile, de créer une école nationale de protection civile, de construire et équiper dix nouveaux centres, de créer un corps de volontaires, de réactiver le numéro vert gratuit d'urgence et de former les élus locaux à la gestion des catastrophes.
Le second protocole vise à créer à Nouakchott un institut modèle d'enseignement technique et professionnel spécialisé dans le froid industriel et domestique, l'électricité, la soudure et la menuiserie.
L'ambassadeur de France a précisé que le projet de protection civile coûte au total 39,3 millions d'euros, dont le prêt souverain de l'AFD, une subvention de l'Union européenne et une contribution de l'État mauritanien, tandis qu'Expertise France mettra en œuvre le projet d'école sur trois ans.




