Madar (Nouakchott) - Le ministre de la Justice, Mohamed Ould Soueidatt, a affirmé que la lutte contre les crimes les plus graves exige de consolider l'État de droit, de garantir des procès équitables, de protéger les droits des victimes et de renforcer les capacités des institutions judiciaires nationales.
Il s'exprimait lors du séminaire régional de haut niveau de la Cour pénale internationale, tenu les 22 et 23 octobre à Freetown, en Sierra Leone, où il a souligné l'importance de renforcer la coopération et la complémentarité entre les juridictions nationales et la CPI face à l'impunité.
Le ministre a présenté le processus de réforme de la justice en Mauritanie, évoquant les états généraux de la justice organisés en 2023 et le document national de réforme et de développement de la justice qui en est issu, référence pour moderniser le système judiciaire, renforcer son indépendance et son efficacité et faciliter l'accès des citoyens à ses services.
Il a cité la création d'une juridiction spécialisée dans la lutte contre l'esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, ainsi que de l'Institut supérieur de la magistrature et des métiers de la justice, destiné à développer la formation judiciaire.
Selon lui, les progrès dans la lutte contre l'impunité ne se mesurent pas aux slogans, mais à la solidité des institutions judiciaires, à la qualification des magistrats, à l'efficacité de la coopération internationale et au niveau de protection des droits des victimes. Il a indiqué que la Mauritanie, bien qu'elle ne soit pas partie au Statut de Rome, reste disposée à poursuivre et approfondir sa coopération avec la CPI, notamment en matière de formation judiciaire, d'entraide pénale et d'échange d'expertise.




