Madar (Nouakchott) - Le chef du service des urgences chirurgicales du Centre hospitalier national, à Nouakchott, a présenté sa démission en invoquant une « dégradation continue des conditions de travail et de l'organisation actuelle du service », selon le site Al-Akhbar.
Dans sa lettre au directeur général du centre, il indique avoir pris cette décision après une « réflexion profonde », convaincu qu'elle était devenue « inévitable ».
Le conseiller chargé de la communication de l'hôpital a affirmé de son côté que la démission, annoncée le 29 octobre, a fait suite à un différend concernant un patient nécessitant une intervention complexe que devait réaliser le directeur général, reportée en raison de ses engagements universitaires ; le chef de service s'est opposé à l'admission du cas au bloc des urgences, où il n'était pas programmé, avant que le directeur ne lui demande d'admettre le patient.
Le conseiller a souligné que démissionner est un droit et que le bloc chirurgical des urgences est un service public qui doit être accessible à tous les chirurgiens, certains n'ayant jusque-là pas pu y opérer.
Il a annoncé que le directeur général a réorganisé le bloc des urgences en confiant sa supervision à un autre chirurgien et en l'ouvrant à tous les chirurgiens pour les interventions urgentes, selon les spécialités et les règles médicales.




