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Mauritanie

Avant la deuxième phase du programme de développement de Nouakchott : ce qu'a livré la première et ce que révèlent les régions

Le président Ghazouani s'exprimant lors d'une rencontre pendant une tournée
Le président en tournée intérieure, sept. 2026 (archives)

Madar (Nouakchott) - Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani se rend jeudi 5 novembre 2026 dans la wilaya de Nouakchott-Sud pour inspecter des projets en cours et en lancer d'autres, dont la deuxième phase du programme de modernisation de Nouakchott, dont la première phase est, selon le gouvernement, presque achevée, rapporte l'agence indépendante Alakhbar.

Selon des sources officielles citées par l'agence, le président doit rencontrer vendredi soir des représentants des habitants pour recueillir leurs avis sur l'état des services et leurs principales attentes. Cette visite s'inscrit dans les tournées entamées par le président en novembre 2025 dans les régions, à commencer par le Hodh Ech Chargui, puis le Gorgol, l'Adrar et l'Inchiri.

Le comité ministériel chargé de préparer la deuxième phase, présidé par le Premier ministre Mokhtar Ould Djay, avait constaté le 22 octobre l'achèvement de la plupart des composantes de la première phase du programme de développement de Nouakchott, avec des retards pour certaines, non précisées. Le projet de loi de finances 2027 alloue 11,59 milliards d'ouguiyas nouvelles à la deuxième phase.

À l'intérieur du pays, les concertations de la deuxième phase du programme d'urgence d'accès aux services de base, menées par des missions ministérielles dans onze wilayas, ont révélé un bilan contrasté : au Hodh El Gharbi, 259 interventions sur 475 sont achevées et 14 n'ont pas démarré ; au Gorgol, le taux de réalisation atteint 61 % pour 67 % des délais écoulés ; au Brakna, l'exécution va de 100 % pour l'eau et l'assainissement à 42 % pour la jeunesse et les sports.

Les concertations ont fait émerger un important volume de nouvelles demandes, le Gorgol en recensant à lui seul environ 520, dont 451 nouvelles, tandis que le ministre de l'Équipement a reconnu à Tidjikja que la réalisation des projets programmés « ne signifie pas nécessairement la satisfaction de tous les besoins des citoyens ». La première phase du programme d'urgence se poursuit jusqu'en mars, la deuxième devant démarrer au début de l'année prochaine.

Cette étape clôt une semaine gouvernementale marquée par la reprise mercredi des réunions du Conseil des ministres après l'interruption de la semaine dernière, avant la présentation samedi par le Premier ministre du bilan et des orientations de son gouvernement devant l'Assemblée nationale.

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