MADAR/Nouakchott le 29-01-2026
L’Assemblée nationale a discuté, lors d’une session publique tenue jeudi matin, de la question de l’extradition d’un citoyen malien condamné pour meurtre à un citoyen mauritanien, dans le cadre d’une question parlementaire posée par le député Isselkou Bahah à ministre de la Justice Mohamed Ould Soueidat, au milieu d’un large débat médiatique sur les circonstances de la décision et ses implications juridiques et souveraines.
Le député a indiqué dans son intervention que la personne concernée avait été condamnée à mort après avoir épuisé toutes les voies de recours, en raison de sa participation à un meurtre qualifié d’horrible survenu dans la ville de Nouadhibou il y a des années, se demandant les motivations de son extradition et son timing, et si la décision avait été prise sous des pressions extérieures.
Dans sa réponse, le ministre de la Justice a nié tout caractère exceptionnel ou politique de la décision, affirmant que le transfert du condamné a été effectué dans le cadre de la coopération judiciaire pénale, et selon une procédure légale fondée sur des accords internationaux et bilatéraux signés entre la Mauritanie et le Mali.
Le ministre a expliqué que le transfert du condamné ne touche pas au jugement rendu à son encontre, ne change ni sa nature ni sa force légale, mais se limite à l’exécution du reste de la peine dans son pays d’origine, en réponse à une demande officielle des autorités maliennes et avec l’accord explicite de l’intéressé, après avoir rempli toutes les conditions procédurales requises.
Il a indiqué que ce type de mesures est régi par des considérations souveraines, sécuritaires et humanitaires imbriquées, et qu’il s’inscrit dans le principe de réciprocité, en soulignant des précédents de coopération similaires entre les deux pays, y compris l’extradition de citoyens mauritaniens depuis le territoire malien.
Le ministre a confirmé que le dossier a été traité dans le cadre constitutionnel et légal en vigueur, et que les autorités judiciaires ont respecté toutes les garanties et procédures, dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer la coopération judiciaire et respecter les engagements internationaux, sans porter atteinte aux droits des victimes ou à l’indépendance de la justice.






