Madar/Nouakchott/02-03 4-2025
Tenue d’un point de presse ce mercredi à Nouakchott pour commenter les résultats du conseil des ministres par les ministres de ministres de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, de l’Économie et des Finances, et du Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile.
L’occasion pour le porte-parole du Gouvernement d’expliquer que le conseil a examiné et adopté, plusieurs projets de loi, de décrets et des communications, dont ceux relatifs au : développement local, la valorisation du corps des enseignants, et la lutte contre la traite des êtres humains.
C’est dans ce sens que le ministre de l’Économie a expliqué avoir présenté une communication relative au programme d’urgence pour accélérer l’exécution du développement local. Il s’agit d’un programme similaire déployé à Nouakchott dernièrement et un autre qui verra le jour à Nouadhibou, incessamment. Expliquant qu’un programme de développement local sera mis en exécution dans 12 régions du pays, sur une période de 30 mois. Au cours de cette période, une enveloppe de 260 milliards d’Ouguiyas (MRO), entièrement financé par l’État mauritanien, sera consacrée à booster le développement local. Il a relevé que ce programme ambitieux, s’articule autour de huit composantes essentielles pour améliorer les services de base dans ces wilayas, tels que la santé et l’éducation auxquelles seront réservés respectivement 80 et 70 milliards d’Ouguiyas (MRO). Les autres composantes sont l’accès l’eau potable, à l’électricité, le désenclavement, l’agriculture, l’élevage ainsi que l’autonomisation des jeunes. Notant que ce programme n’est pas un substitut aux programmes structurels déjà existants, mais qu’il vient souligner la volonté de l’Etat à matérialiser la résolution des problèmes de développement soulevés par les citoyens eux-mêmes. Il a indiqué que la méthodologie participative, a mis en avant les préoccupations, soulignant que le rôle du gouvernement est de leur trouver en priorité des solutions appropriées.
En ce qui concerne la gestion du programme, le ministre a annoncé la formation d’un comité interministériel composé de huit ministres ainsi que les autorités administratives de chaque wilaya. Présidé par le Premier ministre, le comité a en charge l’exécution des projets dans le respect des différents cahiers de charge, et ce à travers les leçons tirées des projets antérieurs. Toujours au cours de sa prise de parole-parole, le ministre est revenu sur l’essence du projet de décret qui va consacrer l’amélioration des contions de travail du personnel du département de l’Éducation. Il permet ainsi à ceux qui fournissent des heures supplémentaires, de bénéficier d’avantages spéciaux, comme les enseignants des classes de sixième année du fondamental ou encore les inspecteurs, entre autres.
Selon le commissaire aux Droits de l’Homme le projet de décret qu’il a présenté en conseil des ministres, vise à protéger les victimes, les familles des victimes, les auxiliaires de justice, les agents infiltrés et les dénonciateurs. Et ce, dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains. Ce texte qui vient enrichir l’arsenal juridique mauritanien, composant vingt et un articles, répartis en quatre chapitres. Notant que le premier chapitre traite des dispositions générales, tandis que le deuxième aborde les procédures de protection, le troisième se rapporte aux mesures d’assistance, telles que les soins médicaux. Et ce, pour le quatrième chapitre traite des mécanismes de coopération entre l’État et les organismes opérant dale porte-parole du gouvernement, a magnifié la décision de déployer un programme d’envergure, pour accélérer le développement dans les régions de l’intérieur du pays. Il a assuré que 96% du programme est une émanation de la volonté des populations, tandis que les 4% restants, correspondent à la carte scolaire et sanitaires déjà établies. Il s’est dit enthousiaste et confiant quant aux résultats probants qui en découleront.
Pour ce qui est de la migration, le porte-parole du gouvernement a réitéré la position de la Mauritanie quant à la migration irrégulière, indiquant que les autorités concernées agissent dans le respect de la dignité humaine et de la loi. Il a ensuite indiqué que les échanges avec les pays voisins sont sains et que toutes les mesures visant à faciliter l’accès au territoire et au séjour sont prises. Il a nié la véracité des informations selon lesquelles, les conditions de rétention des migrants en instance de refoulement seraient indignes. Avant d’expliquer que le porte-parole du gouvernement a déclaré que le coordinateur désigné pour piloter le dialogue, a entamé les consultations et tiendra une conférence de presse la semaine prochaine pour informer l’opinion publique.
S’agissant du secteur des médias, le porte-parole du gouvernement a annoncé que la coopération avec l’Algérie, comprend la construction d’un complexe dédié aux médias en Mauritanie, dont la Maison de la Presse. Il a rappelé que 9 hectares ont été attribués à ce projet, notant qu’il va démarrer dans les meilleurs délais.