Madar/Nouakchott/24-03-2024
Ce vendredi à Nouakchott a été organisé une cérémonie d’Iftar, par l’Observatoire national des droits de la femme et de la fille en collaboration avec le PNUD, pour discuter sur les droits de la femme dans l’Islam, dans le cadre des festivités marquant la fête internationale de la femme ainsi que dans le cadre de la 68eme réunion de la commission charge du suivi de la situation des femmes dans le monde. L’objectif est de rechercher des solutions urgentes relatives à ses droits.
A cette occasion, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, a expliqué que toute amélioration des indicateurs liés à la situation de la femme n’aura pas l’impact nécessaire sans le renforcement de l’arsenal juridique la protégeant contre les différentes formes de violence, de ségrégation et d’exclusion. Ajoutant qu’elle salue, dans ce cadre, tout texte juridique respectant les constantes islamiques et nos valeurs civilisationnelles destiné à lutter contre la violence à l’encontre de la femme et de la fille. Elle a souligné que le gouvernement est déterminé à poursuivre la modernisation du code de la famille, conformément aux changements intervenus au niveau de la situation des gens et de la gestion de leurs affaires familiales dont les conflits familiaux qui n’existaient pas dans le passé et les complications de la vie quotidienne. Précisant que le ministère en tant secteur gouvernemental de tutelle, s’agissant des questions des femmes, a œuvré pour l’autonomisation économique de la femme, le renforcement de sa place sociale et la mise en place des mécanismes lui permettant d’appuyer sa participation politique et d’assurer son accès à la sphère de prises des décisions. Et ce, en plus du renforcement de l’arsenal juridique garantissant ses droits.
Selon la présidente de l’Observatoire national pour les droits de la femme et de la fille, la mission de l’Observatoire est destinée à tous, femmes et hommes, à savoir insister sur la nécessité d’œuvrer à la réforme de la société, à rendre disponible l’enseignement gratuit et à éduquer les générations futures sur des bases saines, à protéger leurs droits et à préserver leur dignité. Soulignant que cette responsabilité incombe à tous, Imams de mosquées, notables et autres et que l’Observatoire national pour les droits des femmes et des filles découle dans sa mission de la culture, les valeurs et les principes et valeurs islamiques. Et ce, en s’intéressant à la protection de nos traditions positives et constructives, précisant que l’Islam a préservé la dignité de la femme et lui a redonné la place qu’elle a perdue tout comme il lui a donné beaucoup de droits. Avant de noter que malgré cela beaucoup de sociétés ont encore des considérations sur les femmes qui n’ont rien à voir avec l’Islam. « Nous saisissons tous que la volonté politique existe, que des décisions ont été prises et que le gouvernement s’emploie à appliquer des politiques et des programmes sociaux utiles, malgré cela la femme souffre encore de l’arbitraire et de l’exclusion dans différents domaines. » a-t-elle affirmé
Pour le secrétaire général de l’association des oulémas, la femme était parmi les premiers à entrer dans l’Islam qui était le premier à lui donner une place centrale, soulignant que les droits des femmes sont préservés par notre Sainte religion.
Le représentant résident du PNUD, a indiqué cette rencontre est considérée comme une plateforme pour l’échange des idées et pour aborder tout ce que le pays peut donner dans beaucoup de domaines en faveur des femmes en vue de relever les défis liés au développement économique et au progrès du pays.
Les participants ont discuté de plusieurs axes comme les droits humains dans l’Islam, le droit à la dignité, au respect et à l’intérêt, l’autonomisation, l’enseignement et la formation.






