MADAR/Nouakchott le 02-05-2026
L’ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme, Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a critiqué la manière de régler le dossier des collaborateurs des médias publics, considérant qu’elle « tue l’administration » malgré son importance sociale et politique.
Et Bouhoubeini a déclaré dans une interview avec l’agence de presse indépendante que l’introduction de ce grand nombre d’un coup dans les institutions de radio et de télévision et l’agence mauritanienne de presse a créé une « pression financière qui a poussé ces institutions à leur accorder des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues, en violation flagrante de la loi ».
Il a ajouté que cette situation a ramené ces jeunes dans la rue pour protester et s’installer au lieu de valoriser l’initiative, en soulignant que la manière dont l’initiative a été mise en œuvre a finalement conduit à des résultats inverses.
Il a averti d’une crise due à l’absence de critères de compétence et de mérite dans les nominations, en mentionnant la nomination de 5 walis en dehors du secteur de l’administration régionale.
Il a considéré que cela constitue une « détérioration de l’administration et un meurtre des ambitions des cadres qui ont progressé professionnellement et attendaient une promotion basée sur la performance ».
Il a souligné que la nomination doit être basée sur les besoins de l’administration et l’expérience sur le terrain, citant les exemples de pays comme la Belgique et l’Italie qui ont maintenu leur stabilité malgré des périodes sans gouvernement grâce à la force de leur administration basée sur l’efficacité.






