MADAR/Nouakchott le 04-09-2026
Le président du Réseau des jeunes parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, le député mauritanien Sid Ahmed Ould Mekkiya, a appelé l’Union interparlementaire à considérer la facilitation des procédures d’obtention des visas comme une question de droits de l’homme, et non simplement comme une question technique ou administrative.
Cela a été dit dans un discours prononcé au nom de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et du Réseau des jeunes parlementaires lors de la Conférence de l’Union interparlementaire qui s’est tenue dans la ville ouzbèke de Samarcande sous le slogan « Réaffirmer les droits de l’homme en temps de crise ».
Et M. Mékiya a affirmé l’attachement de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie au droit à la libre circulation, en se basant sur l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit la liberté de circulation à l’intérieur des frontières de l’État et le droit de quitter tout pays, considérant que les procédures de visa constituent souvent un obstacle à l’exercice de ce droit.
Il a proposé trois mesures pour faciliter la mobilité au sein de l’espace francophone, notamment l’octroi d’un traitement spécial aux demandes de visa des citoyens des pays francophones, l’assouplissement des systèmes d’entrée et de séjour entre les pays partenaires, et le renforcement de la reconnaissance mutuelle des diplômes et des qualifications académiques.
Il a indiqué que les restrictions de visa affectent particulièrement les étudiants, les professeurs, les chercheurs, les artistes, les intellectuels, les sportifs, les entrepreneurs et les acteurs économiques, en soulignant que ces catégories représentent un levier essentiel pour l’innovation, la créativité et le développement.






