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Sahel

Burkina : lancement de l'aménagement de 50 000 hectares irrigués

Des planches de légumes verts irriguées par des rigoles en terre, entourées de palmiers, photo d'archives
Des parcelles maraîchères irriguées (archives)

Madar (Ouagadougou) - Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé le mardi 20 octobre 2026 à Niaogho, dans la région du Nakambé, l'aménagement de 50 000 hectares supplémentaires de périmètres irrigués, dans le cadre d'un plan de mobilisation de l'eau d'un coût global de 254,79 milliards de francs CFA hors taxes, rapporte Lefaso.net le mercredi 21 octobre, citant la Primature.

Le lancement s'est déroulé sur un site pilote de 1 000 hectares. Le gouvernement prévoit des travaux de terrassement et de planage sur 60 000 hectares entre novembre 2026 et avril 2027, afin de livrer 50 000 hectares de périmètres irrigués au plus tard le 31 octobre 2027.

L'initiative intervient après une campagne agricole 2026 marquée par une pluviométrie insuffisante et des poches de sécheresse, le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, ayant instruit le gouvernement le 27 septembre de prendre des mesures urgentes pour développer la production de saison sèche. Selon le Premier ministre, le pays dispose actuellement de moins de 30 000 hectares irrigués ; les nouveaux périmètres devraient permettre au moins trois cycles de production par an.

Les travaux de terrassement, estimés à près de 13 milliards de francs CFA, mobiliseront les équipements de Faso Mêbo, de la SONATER, de l'ONBAH et du Génie militaire, avec des bulldozers fonctionnant jusqu'à vingt heures par jour. Le plan comprend dix opérations spéciales, dont la remise en culture de 10 464 hectares en saison sèche pour une production additionnelle attendue de 36 624 tonnes. Quelque 8 000 volontaires agricoles participeront aux travaux et bénéficieront d'un droit prioritaire à l'attribution de parcelles.

Le Premier ministre a appelé les autorités coutumières, les conseils villageois et les producteurs à accompagner l'opération, notamment en libérant les espaces nécessaires. « Tout ce que nous faisons aujourd'hui ne peut réussir sans l'adhésion des populations », a-t-il rappelé.

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