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Sahel

Miski : le médiateur Saleh Kebzabo demande l'arrêt immédiat des hostilités

Saleh Kebzabo s'exprimant, coiffé d'un bonnet brodé et portant des lunettes, devant le drapeau tchadien, photo d'archives
Le médiateur de la République du Tchad, Saleh Kebzabo (archives)

Madar (N'Djamena) - Le médiateur de la République du Tchad, Saleh Kebzabo, a appelé l'ensemble des parties concernées par la situation dans la zone de Miski, au Tibesti, dans l'extrême nord du pays, à « la cessation immédiate des hostilités », à la désescalade et à la reprise du dialogue, dans un communiqué publié le vendredi 23 octobre 2026, rapporte Tchadinfos.

La Médiature dit suivre « avec une vive inquiétude » l'évolution de la situation à Miski, marquée par une recrudescence des tensions, et déplore les risques que font peser les événements sur la sécurité des populations, la cohésion sociale et les acquis du dialogue. « La force ne saurait se substituer durablement au dialogue », souligne Saleh Kebzabo.

Le médiateur rappelle que la préservation de la paix est une responsabilité partagée et que les accords conclus dans le cadre du dialogue doivent être respectés. Il réaffirme sa « pleine disponibilité » à accompagner toute initiative favorisant la reprise du dialogue, en vue d'une solution pacifique et d'une paix durable.

Le même jour, le Groupe G11+, qui regroupe plus de quatorze anciens mouvements politico-militaires, a plaidé pour le dialogue et contre toute escalade, exprimant son soutien au président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, et invitant les populations à vérifier les informations avant de les partager, selon le même site.

L'état-major général des armées avait annoncé la mort de deux officiers et neuf blessés dans les rangs de la Brigade minière lors d'échanges de tirs le 14 octobre à Miski, attribuant l'attaque au comité d'autodéfense de Miski. Le 21 octobre, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de N'Djamena a présenté quatre personnes interpellées dans le cadre de cette attaque, poursuivies notamment pour atteinte à la sûreté de l'État, en insistant sur la présomption d'innocence. Le comité a été sommé de déposer les armes et une opération militaire est en cours, selon Tchadinfos.

Le gouvernement et le comité d'autodéfense de Miski avaient signé un accord de paix à Bardaï le 20 avril 2025 sous l'égide du médiateur, mais la commission chargée de son suivi n'a jamais été formellement installée, selon des sources à la Primature et à la Médiature citées par le site.

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