Madar (N'Djamena) - La mairie de N'Djamena dément toute augmentation inhabituelle des inhumations dans les principaux cimetières de la capitale tchadienne, affirmant que les chiffres restent comparables à ceux de l'an dernier malgré les inquiétudes suscitées par l'épidémie de dengue, selon Tchadinfos, ce lundi 26 octobre 2026.
Dans un entretien accordé au site, Youssouf Saleh Abdoulaye, directeur de l'assainissement, de l'environnement et de la santé de la commune, indique que le cimetière de Lamadji enregistre environ 50 inhumations par jour, contre 15 à 20 à Toukra, soit un total estimé de 65 à 70 par jour dans ces deux cimetières.
Le responsable municipal rejette les chiffres de 100 à 150 décès quotidiens relayés sur les réseaux sociaux, qu'il qualifie de "fausses informations", et assure que les statistiques actuelles ne diffèrent pas de façon significative de celles de la même période de l'année précédente. Il reconnaît toutefois une hausse des inhumations pendant les fortes chaleurs d'avril à juin.
Concernant l'épidémie de dengue, il souligne que tous les décès ne peuvent pas être attribués à cette maladie, évoquant notamment le paludisme et d'autres pathologies. Il rappelle que les cimetières de la capitale accueillent aussi des personnes décédées dans les établissements de santé de N'Djamena mais originaires d'autres provinces.




