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Sahel

Mali : aucune baisse du prix de la viande constatée à Bamako

Des troupeaux de moutons, des vendeurs et des acheteurs dans un marché à bétail en plein air sous un ciel poussiéreux, photo d'archives
Un marché à bétail à Nouakchott (archives)

Madar (Bamako) - Les prix de la viande n'ont pas baissé dans les marchés de Bamako, contrairement aux annonces relayées par certains médias depuis lundi, rapporte Studio Tamani le mercredi 21 octobre 2026, après un reportage dans les marchés de Médina-Coura, Missira et Badialan.

Selon la radio, le kilogramme de viande de mouton se vend toujours à 5 000 FCFA, celui de bœuf sans os entre 4 500 et 5 000 FCFA, et celui de bœuf avec os entre 4 000 et 4 500 FCFA.

Le chargé de communication de l'Association des bouchers du Mali, Makan Haidara, dit avoir appris par les médias l'existence d'une éventuelle baisse et affirme que l'association n'en a pas été informée. « On a entendu la rumeur que le gouvernement a baissé le prix de la viande », a-t-il expliqué. Les bouchers avaient proposé aux autorités la réouverture des parcs à bétail à l'intérieur du pays et la protection des commerçants qui approvisionnent Bamako. « Seul le marché à bétail de Banamba fonctionne actuellement », déplore-t-il.

« Si le prix avait réellement baissé, mon boucher aurait aussi réduit ses tarifs », a témoigné une cliente du marché de Médine. Lefaso.net, citant Maliweb, avait rapporté mercredi que l'Association des bouchers avait annoncé le 19 octobre une baisse du kilogramme de mouton de 5 000 à 4 500 FCFA, du bœuf sans os de 4 000 à 3 750 FCFA et du bœuf avec os de 3 500 à 3 250 FCFA.

Ces annonces ont suivi la troisième réunion de concertation présidée le lundi 19 octobre par le ministre de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, avec les acteurs de la filière bétail-viande, qui a débouché sur un plan d'action envisageant notamment une suspension des exportations de bétail sur pied et la réouverture de marchés à bétail. En attendant une application effective, les consommateurs continuent d'interpeller les autorités, selon Studio Tamani.

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