Madar (Bamako) - Plus de 8 000 personnes expulsées par les autorités guinéennes avaient été enregistrées à Kouremalé au lundi 2 novembre 2026, selon le maire de la commune de Benkadi, Mamby Keita, à la suite de la suspension de l'orpaillage artisanal dans la préfecture de Siguiri, en Guinée, rapporte Studio Tamani.
Plus de 450 orpailleurs burkinabè et maliens venus de Guinée ont par ailleurs regagné Yanfolila mercredi 4 novembre, selon la radio, qui précise que les autorités guinéennes justifient la mesure par la dégradation de l'environnement et les atteintes aux cours d'eau liées à l'exploitation artisanale de l'or.
Le maire a dénoncé les méthodes employées : « Ils ont été chassés à l'aide de gaz lacrymogène et certains ont même été emprisonnés », affirmant que les personnes expulsées ont un besoin urgent de vivres, d'hébergement et de soins, et que « la principale préoccupation est de permettre aux Burkinabè de regagner leur pays, car beaucoup d'entre eux sont malades ». Selon lui, la majorité des expulsés sont burkinabè. La source ne fait état d'aucune réaction guinéenne à ces accusations.
Le Burkina Faso a annoncé l'envoi mercredi d'une délégation ministérielle à Bamako pour identifier ses ressortissants, évaluer leurs besoins en hébergement et en santé et organiser leur retour en sécurité, tandis que le nombre exact de personnes arrivées à Bamako reste en cours de consolidation.
Les autorités maliennes avaient annoncé un dispositif d'accueil et de retour organisé, piloté par le Centre de coordination et de gestion des crises, dont le directeur, le colonel Issa Raoul Dana Dabo, a appelé la population au calme.




