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Sahel

Mali : 761 milliards FCFA recouvrés auprès des sociétés minières

Vue aérienne d'un site d'extraction d'or avec des fosses et des bassins d'eau boueuse sur une terre rouge, photo d'archives
Un site d'extraction d'or (archives)

Madar (Bamako) - Le Mali a recouvré 761 milliards de francs CFA d'arriérés auprès des sociétés minières à la suite d'un audit, a annoncé le ministre des Mines, Pr Amadou Kéïta, le jeudi 22 octobre 2026 lors de son premier point de presse consacré à la gouvernance minière, rapporte l'Agence malienne de presse (AMAP).

Selon le ministre, plus de 90 permis de recherche ont été annulés en octobre 2025 faute de production des documents exigés, et trois permis d'exploitation ont été retirés pour absence de travaux, défaut de paiement et non-respect du Code minier, les titulaires conservant leurs voies de recours. Entre le 21 août et le 30 septembre 2026, le Conseil des ministres a par ailleurs autorisé le renouvellement de 24 permis de recherche portant sur l'or et le lithium ; un permis de recherche renouvelé n'autorise pas l'exploitation, a-t-il précisé.

« Un titre minier n'est pas un patrimoine à garder en veille. C'est un engagement à travailler, à investir et à payer ce que l'on doit », a déclaré le ministre.

La production industrielle d'or a atteint 42,2 tonnes en 2025, contre 54,8 tonnes en 2024, soit une baisse de 22,9 %, liée notamment au recul du complexe de Loulo-Gounkoto, passé de 22,5 à 5,5 tonnes. Les exportations d'or ont toutefois représenté 2 750 milliards de FCFA en 2025, contre 1 610 milliards un an plus tôt, et les sociétés minières ont versé 940 milliards de FCFA à l'État au titre de la production aurifère.

Au premier semestre 2026, la production industrielle d'or s'est redressée à 23,5 tonnes, contre environ 18 tonnes un an plus tôt, pour un objectif annuel de 43,2 tonnes. Côté lithium, la mine de Bougouni a produit 53 195 tonnes de concentré de spodumène entre janvier et juin 2026, tandis que Goulamina exporte depuis juin 2025.

Le ministre a rappelé que le Code minier et la loi sur le contenu local adoptés en 2023 permettent une participation des intérêts maliens pouvant atteindre 35 % du capital des projets. Il a annoncé la poursuite des contrôles contre l'exploitation illégale, notamment par la Brigade spéciale des Mines créée en mars 2026, et un point de presse trimestriel, le prochain étant prévu en janvier 2027.

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