Madar (Dakar) - La campagne agro-pastorale 2026 qui s'achève « est préoccupante sur le plan alimentaire et fourrager », a averti le mardi 20 octobre 2026 à Dakar le secrétaire exécutif du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Dr Abdoulaye Mouhamadou, appelant à renforcer les mécanismes régionaux de prévention et de réponse aux crises, rapporte l'Agence de presse sénégalaise (APS).
Il s'exprimait lors de la troisième réunion du comité de pilotage de la révision de la stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire, conduite conjointement par la CEDEAO, l'UEMOA et le CILSS, dont la Mauritanie est un État membre.
Selon lui, les crises climatiques, sécuritaires et alimentaires qui affectent l'Afrique de l'Ouest et le Sahel fragilisent les moyens d'existence, perturbent les échanges et réduisent l'accès des ménages à une alimentation suffisante. « La réserve régionale de sécurité alimentaire constitue un maillon stratégique du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires, nutritionnelles et pastorales », a-t-il rappelé.
La révision doit notamment mieux coordonner les différents niveaux de stockage, améliorer leur articulation avec les plans nationaux de réponse et renforcer la capacité d'intervention en temps utile. Le commissaire de la CEDEAO chargé des affaires économiques et de l'agriculture, Dehpué Yenpea Zuo, a souligné la nécessité d'adapter les instruments régionaux aux besoins des États, en améliorant leur efficacité et leur financement.
Le responsable du CILSS a insisté pour que les réponses d'urgence s'inscrivent dans une démarche durable fondée sur le développement agricole et la protection des moyens d'existence, et plaidé pour une meilleure prise en compte des producteurs et des éleveurs, notamment à travers les achats locaux et régionaux et la facilitation des échanges transfrontaliers.




