Madar (Dakar) - Le Sénégal vise une réduction de 48,5 % de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2035 et estime à 24,9 milliards de dollars les financements nécessaires pour y parvenir, a annoncé ce lundi 2 novembre 2026 le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, selon Le Soleil, citant l'APS.
Le ministre s'exprimait à Dakar lors de la réunion de validation politique de la troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0), la feuille de route qui fixe les engagements climatiques du pays pour la prochaine décennie.
Avec un soutien international approprié, le Sénégal pourrait réduire ses émissions de 31,6 % en 2030 et de 48,5 % en 2035, selon Aliou Gori Diouf. Sans cet accompagnement financier, les réductions seraient limitées à 13,3 % en 2030 et à 19,4 % en 2035.
Sur les 24,9 milliards de dollars nécessaires, 16,9 milliards sont attendus des partenaires financiers de l'État. Le pays mise aussi sur la coopération internationale, les investissements privés et les fonds fiduciaires ; le ministre a cité le Partenariat pour une transition énergétique juste, qui envisage de mobiliser 2,75 milliards de dollars au profit du Sénégal.
Ces financements doivent soutenir le développement des énergies renouvelables, la restauration des mangroves, le reboisement, la régénération naturelle assistée et la riziculture intensive, ainsi que la réduction de l'empreinte carbone de l'industrie cimentière, une meilleure gestion des déchets et des transports moins polluants comme le BRT et le TER.
La CDN repose sur deux piliers, l'atténuation et l'adaptation, cette dernière couvrant notamment la gestion des ressources en eau, la prévention des inondations et la protection du littoral. La réunion de validation politique précède la transmission officielle du document au secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.




