MADAR/Nouakchott le 28-07-2026
L’organisation SOS-Esclaves a présenté sa vision concernant le débat autour de la pétition signée par un certain nombre de cadres et d’intellectuels des Haratine, ainsi que par des personnalités de différentes composantes nationales, considérant que la discussion des grandes questions nationales dans l’espace public reflète la vitalité de la société et l’évolution de la conscience démocratique, tant qu’elle se fait dans le respect de la constitution, de la loi et de l’unité du pays.
L’organisation a déclaré dans un communiqué que l’appel à reconnaître les Haratines comme une composante nationale ne doit pas être interprété comme un appel à la discrimination ou une atteinte à l’unité nationale, mais plutôt comme une demande de reconnaissance d’une spécificité historique, sociale et culturelle. Elle a ajouté que les principes du droit international des droits de l’homme et les expériences comparatives confirment que la reconnaissance de la diversité contribue à renforcer l’intégration nationale et à établir le principe de la citoyenneté égale.
L’organisation a indiqué que les Harratines ont été, à différentes étapes de l’histoire de la Mauritanie, victimes de formes de marginalisation liées à l’héritage de l’esclavage, considérant que traiter les effets sociaux et psychologiques de cet héritage représente une exigence nationale et juridique qui contribue à la justice sociale et au renforcement de la cohésion nationale.
Elle a confirmé que l’élimination des stigmates historiques associés au concept de « haratani » et sa transformation en symbole de dignité et d’appartenance constitue une étape positive vers la réconciliation sociale.
L’organisation a appelé les autorités publiques, les élites politiques, intellectuelles et médiatiques à aborder l’initiative dans un esprit de dialogue et d’ouverture, loin de la trahison et du discours de haine, en affirmant que le désaccord sur le contenu de la demande est un droit légitime, à condition qu’il se fasse dans le respect de la dignité de tous les citoyens.
SOS Esclaves a considéré que le débat en cours sur la pétition représente une opportunité pour approfondir le dialogue national sur la citoyenneté égale, la justice sociale et la consolidation de l’unité nationale.






