MADAR/Nouakchott le 14-01-2026
Le syndicat libre des enseignants mauritaniens a dénoncé les nouvelles mesures adoptées par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).
Le syndicat a décrit dans un communiqué, les nouvelles décisions de « CNAM » comme étant « un revers grave qui touche directement les droits des employés, visant principalement les personnes à revenu modeste et contredisant les principes les plus élémentaires de la justice sociale et de la solidarité ».
Le syndicat a déclaré qu’il suivait ces mesures avec une grande inquiétude et les réactions des employés qui ont exprimé un profond mécontentement face à la nouvelle complexité qu’elles ajoutent aux services déjà marqués par la faiblesse et la fragilité.
Le syndicat a souligné que « le fonds prélève de manière obligatoire sur les salaires de tous les employés, en échange de ce qui est censé être un service de solidarité préservant la dignité des assurés sociaux », ajoutant qu’il est devenu aujourd’hui le symbole d’une souffrance quotidienne, de services dérisoires obtenus seulement après une humiliation dégradante et des souffrances répétées, et de procédures vidant l’assurance maladie de son contenu humain et social, selon le communiqué.
Le syndicat a déclaré que l’adoption du service de paiement anticipé est « injuste » car elle transfère le fardeau du financement de l’institution d’assurance vers les poches des employés, et exclut pratiquement les personnes incapables de payer de leur droit à des soins, en faisant référence à l’annulation du service de tiers payant, qui constituait un véritable soulagement pour des milliers d’employés à revenu modeste, les protégeant de l’endettement ou de l’abandon des soins.






