MADAR/Nouakchott le 10-01-2026
L’archéologue française Chloé Capelle, responsable de l’équipe de recherche archéologique sur le site historique d’Azougui, a annoncé que son équipe de recherche, composée d’environ 40 personnes, dont 15 spécialistes en archéologie, reprendra aujourd’hui samedi les travaux de fouilles et d’exploration sur le site d’Azougui, en collaboration avec l’Université de Nouakchott.
Kabil a confirmé, dans une interview avec l’agence mauritanienne officielle, que son travail à Azougui vise à atteindre trois objectifs : le premier est la recherche archéologique, le deuxième est la valorisation du patrimoine en révélant une ville historique encore enfouie sous les décombres, et le troisième est de contribuer au développement économique et social en utilisant l’histoire et l’archéologie.
Elle a ajouté que l’objectif au cours des quatre premières années du projet est d’étudier les vestiges du site de la kasbah à Azougui, en fouillant les bâtiments anciens dont certaines parties supérieures sont encore visibles. Elle a ajouté que son équipe a effectué l’année dernière des fouilles dans la première maison à l’intérieur de la kasbah, couvrant une superficie d’environ 100 mètres carrés.
Elle a expliqué que le bâtiment découvert date du XVe siècle, ce qui indique qu’il ne s’agit pas de la forteresse des Almoravides, décrite par l’historien Abou Obeid el-Bakri, précisant que le bâtiment s’étend sur une superficie d’un hectare et se compose d’un grand nombre de chambres, dont la fonction reste encore floue à ce jour. « S’agit-il d’une base militaire, de dépôts, ou d’un hôtel ? Nous continuons à chercher pour déterminer le rôle que jouaient ces chambres », ajoute Chloé Capel.
La chercheuse française a déclaré que son équipe, composée de 15 étudiants mauritaniens du département d’histoire de l’Université de Nouakchott, reçoit une formation pratique dans le domaine de l’archéologie, et de 15 travailleurs locaux d’Azougui participant aux fouilles, a découvert l’année dernière sur le site de (Al-Qasbah) une précieuse émeraude fabriquée en Italie au XVe siècle, ce qui reflète l’ampleur de l’activité économique et commerciale à Azougui à l’époque, ainsi que son niveau de croissance et de prospérité. Elle a exprimé sa conviction que les fouilles révéleront, avec le temps, davantage de preuves mettant en lumière la place historique d’Azougui, sa valeur archéologique et son importance économique, sociale, culturelle et politique au cours des siècles passés.






