MADAR/Nouakchott le 28-08-2026
Le pôle de l’alliance de l’opposition démocratique a déclaré qu’il suivait avec une grande inquiétude l’évolution de la situation du pays et des conditions de vie des citoyens ces derniers temps, à commencer par les coupures de courant de plusieurs jours dans la capitale Nouakchott.
Et le coalition a ajouté, dans un communiqué dont «Madar» a reçu une copie, qu’elle a été surprise par les aspects graves de la gestion de la crise électrique récente par le régime, qui a frappé la plupart des provinces et quartiers de la capitale, causant d’énormes pertes aux citoyens dans leurs biens et intérêts, en plus des complications sanitaires graves qui en ont résulté, ainsi que de la baisse du niveau de protection et de soins de santé dans les hôpitaux et centres de santé.
Le collectif a ajouté que cette crise s’ajoute à ce que les pluies récentes sur la capitale ont révélé : la fragilité des infrastructures urbaines, la mise à jour des illusions de modernisation non réalisées, et un système d’assainissement longtemps attendu sans jamais voir le jour jusqu’à présent dans la capitale, et encore moins dans d’autres villes du pays.
Le communiqué a confirmé que l’accumulation de ces crises successives n’est aggravée que par l’effondrement continu du pouvoir d’achat des citoyens, dans un contexte de hausse des différents produits de consommation de base, ainsi que de l’augmentation des prix du carburant et du gaz.
Le coalition a indiqué que dans le contexte de cette crise successive, il n’a pas constaté de mesures sérieuses et efficaces de la part du régime pour atténuer les souffrances des citoyens, mais plutôt une intensification de la répression des voix dissidentes, une restriction des libertés, et une absence de voix divergentes, parallèlement à un discours médiatique officiel unilatéral, dont les médias se sont occupés à célébrer le septième anniversaire du règne du président.
La coalition a critiqué ce qu’elle considère comme une restriction des libertés et une répression des voix dissidentes, estimant que l’arrestation du général à la retraite Labat Ould Maïouf, dirigeant du parti «Mauritanie à l’avant» et président tournant actuel du pôle, représente un développement dangereux susceptible d’affecter l’atmosphère du dialogue politique à venir.
Il a exigé la libération immédiate de Ould Maïouf et la garantie de ses droits légaux, en tenant les autorités responsables de sa sécurité. Il a également appelé à la formation d’une commission d’enquête indépendante et crédible sur les incendies des centrales électriques de Nouakchott, à la publication de ses résultats au grand public et à la répartition des responsabilités en conséquence.
Le communiqué a exprimé l’étonnement de l’alliance face à l’absence de poursuites ou d’arrestations, jusqu’à présent, des personnalités officielles ou non officielles qui pourraient avoir une responsabilité directe ou indirecte dans les incidents d’incendie simultané de deux centrales électriques dans la capitale Nouakchott, s’étonnant également de l’absence de mesures claires concernant les observations et recommandations contenues dans les rapports de l’Inspection générale de l’État et les rapports de la Cour des comptes précédents.
Le coalition a fermement dénoncé ce climat tendu et le traitement officiel des politiciens, en tenant les autorités responsables des conséquences qui pourraient en découler.
Il a exigé la libération immédiate de tous les militants politiques, en particulier de l’ancien membre du bureau exécutif du parti «Mauritanie à l’avant», le général à la retraite Labat Ould Maïouf, et de lui accorder tous ses droits légaux, en tenant les autorités entièrement responsables de sa sécurité et de son intégrité physique.
Il a également appelé à la formation d’une commission d’enquête véritablement indépendante et crédible pour enquêter sur les incidents d’incendie des stations et équipements électriques qui ont plongé la capitale dans l’obscurité totale, et qui ont entraîné de longues perturbations dans les services d’électricité, d’eau et de communications au cours des derniers jours, en veillant à ce que les résultats de l’enquête et son rapport soient publiés au public national dans les plus brefs délais.
Il a également demandé de prendre les mesures légales et punitives nécessaires contre quiconque prouve sa responsabilité ou sa négligence, quel que soit son poste ou son statut, tout en mettant en place un mécanisme clair et transparent pour indemniser les citoyens et les institutions affectés de manière juste et équitable pour les pertes qu’ils ont subies.
Il a également appelé à mettre fin aux restrictions sur les libertés publiques, la liberté d’expression et l’activité politique, et à respecter les garanties constitutionnelles et légales pour tous les citoyens et les forces politiques, afin de créer un climat propice au dialogue et de renforcer la stabilité politique et sociale dans le pays.
Et l’Alliance de l’opposition démocratique a considéré, en conclusion de sa déclaration, que la gestion des crises croissantes que traverse le pays ne se fait pas par le blackout médiatique ou la répression sécuritaire, mais par la transparence, la responsabilité, le respect des libertés, l’assumption des responsabilités et une réponse sérieuse aux souffrances des citoyens.






