L'Autorité du bassin de la Volta (ABV) connaît des difficultés financières liées à la faiblesse des cotisations annuelles des États membres et aux retards de paiement, a averti lundi 12 octobre à Bamako son directeur exécutif, Robert Y. Dessouassi. Selon ses déclarations rapportées par l'Agence malienne de presse, cette situation a conduit une dizaine d'agents à démissionner et accru la charge du personnel restant.
Cette alerte intervient à l'ouverture du comité des experts, réuni du 12 au 16 octobre pour préparer la huitième session ordinaire du Conseil des ministres de l'ABV. Les dossiers portent sur les activités menées depuis mai 2019, les audits externes, le programme de travail 2027-2028 et le renforcement institutionnel. Le ministre malien de l'Énergie et de l'Eau, Tiemoko Traoré, a demandé davantage de transparence financière et des recommandations réalistes, classées par priorité.
La dernière session ordinaire du Conseil s'est tenue à Accra en mai 2019. D'après M. Dessouassi, la huitième était initialement prévue fin 2021. Les travaux actuels préparent les décisions ministérielles : ils ne constituent ni une adoption du programme biennal ni l'annonce d'un nouveau financement.
L'ABV réunit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo pour coordonner la gestion de leurs ressources en eau partagées. Selon son historique officiel, les chefs d'État ont ratifié sa convention constitutive le 19 janvier 2007 à Ouagadougou ; celle-ci est entrée en vigueur le 14 août 2009.
L'alerte précoce à la sécheresse et le partage des données figurent parmi ses chantiers. Lors d'une formation régionale organisée à Cotonou du 18 au 20 août 2026 dans le cadre du projet REWarD, l'ABV a présenté une chaîne associant suivi météorologique, hydrologique et agricole et bulletins mensuels destinés aux décideurs. Les participants ont recommandé un apport continu de données nationales et des formations complémentaires à ces outils, indique l'institution.




