Le député Biram Dah Abeid a critiqué les nominations au sein du nouveau gouvernement, annoncées samedi, estimant qu’elles soulèvent des questions sur les critères de choix des ministres et sur la place accordée à la compétence et à l’expertise spécialisée dans l’attribution des portefeuilles ministériels.
Dans un communiqué dont « Madar » a reçu une copie, Biram a déclaré que la nomination du civil Ousmane Ba au poste de ministre de la Défense, en remplacement du général Hanena Ould Sidi, appelle à s’interroger sur l’expérience dont dispose le nouveau ministre pour gérer les dossiers militaires et sécuritaires, notamment dans le contexte des défis auxquels fait face la région du Sahel et des tensions avec le Mali.
Le député a également soulevé des questions sur les changements successifs à la tête du ministère des Affaires islamiques. Il a estimé que le fait de confier ce département à des personnalités dont l’expertise dans le domaine religieux n’est pas clairement établie traduit la primauté donnée aux considérations de répartition des postes sur les critères de spécialisation et de mérite.
Biram a relié ces nominations à des interrogations plus larges sur l’évolution des rapports de force au sein du pouvoir, à l’approche de l’élection présidentielle de 2029. Il a évoqué l’éventualité de préparatifs en vue d’un troisième mandat présidentiel ou d’une succession politique issue du système au pouvoir.
Le député a souligné que la gestion des secteurs gouvernementaux, en particulier les secteurs stratégiques et sensibles, doit reposer sur la compétence, l’expérience, une vision et la capacité à obtenir des résultats, et non sur la loyauté ou les équilibres politiques. Il a averti que des changements ministériels qui ne s’appuient pas sur des critères clairs pourraient rester sans effet sur la performance de l’État et les intérêts des citoyens.




