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International

Ebola : infirmière tuée en RDC, l'Ouganda durcit les restrictions

Des agents de santé en combinaisons blanches, gants, masques et lunettes, l'un d'eux étant aspergé de désinfectant, photo d'archives
Agents de santé en tenue de protection face à Ebola (archives)

Madar (Kinshasa) - Une infirmière a été tuée et un autre soignant grièvement blessé lors d'une attaque alors qu'ils répondaient à une alerte Ebola dans le nord-est de la République démocratique du Congo, rapporte la BBC lundi 26 octobre 2026.

Selon Radio Okapi, soutenue par l'ONU et citée par la BBC, ils ont été pris pour cible par des jeunes de la région qui les accusaient de contaminer les sources d'eau et de propager le virus Ebola. L'Organisation mondiale de la santé a condamné l'attaque, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus estimant que les soignants "doivent pouvoir exercer leurs fonctions en sécurité et dans la dignité".

La BBC précise que plus de 4 800 personnes sont mortes et près de 10 000 ont été infectées en RDC depuis le début de l'épidémie en mai, et que des attaques similaires contre des personnels de santé ont déjà eu lieu.

De son côté, l'Ouganda a interdit tout déplacement non essentiel depuis et vers la RDC et imposé 21 jours de quarantaine, à leurs frais, à ses ressortissants qui en reviennent. Seuls les voyageurs essentiels, dont les humanitaires, les chauffeurs de camions et le personnel de sécurité, peuvent franchir la frontière après un contrôle sanitaire strict, et tous les voyageurs entrant en Ouganda doivent remplir un formulaire de localisation pour faciliter le traçage des contacts.

Selon la BBC, l'Ouganda avait enregistré 20 cas et deux décès peu après le début de l'épidémie, puis aucun cas depuis août. Ces mesures interviennent après la détection de cas au Kenya et au Nigeria chez des voyageurs passés par l'Ouganda.

Au Nigeria, la patiente, épouse d'un diplomate suisse née en Ouganda, a été transférée lundi par avion d'Abuja vers la Suisse ; son état est stable, selon le ministère nigérian de la Santé. Au Kenya, un premier groupe de 20 contacts est rentré chez lui après 21 jours de quarantaine, selon le ministère de la Santé, tandis que 98 autres restent sous surveillance et que sept personnes positives sont stables.

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