Madar (Addis-Abeba) - Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), en rébellion en Éthiopie, a affirmé lundi 2 novembre 2026 avoir infligé de lourdes pertes aux forces armées éthiopiennes, selon Africanews, citant des agences.
Le TPLF dit avoir tué 500 soldats, dont deux commandants de régiment, et en avoir blessé 800 autres lors d'affrontements avec les forces fédérales et leurs alliés dans le nord du pays. Selon la chaîne Dimtsi Weyane, affiliée au mouvement, les combats ont eu lieu lors d'une contre-offensive lancée samedi près de la ville historique d'Aksoum.
Le mouvement affirme également avoir pris du territoire et saisi des armes, des munitions, des vivres et du matériel médical. Il accuse les forces fédérales d'avoir recours à l'artillerie et aux drones, et fait état de coupures du téléphone et d'internet dans la zone.
Le gouvernement éthiopien n'a pas commenté ces bilans, qui n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, selon la même source.
Ces affrontements interviennent après plusieurs semaines d'escalade dans le nord de l'Éthiopie : les troupes gouvernementales ont pris début octobre plusieurs villes, dont Mekele, capitale régionale du Tigré, tandis que les combattants du TPLF multiplient les contre-attaques. Addis-Abeba accuse l'Érythrée de soutenir des groupes armés dans la région, ce qu'Asmara rejette, et le Soudan accuse l'Éthiopie d'avoir laissé lancer 70 attaques de drones depuis son territoire entre février et octobre et de soutenir les Forces de soutien rapide.




