Madar (Nairobi) - L'Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations unies ont élu mardi soir 3 novembre 2026, à New York, cinq juges à la Cour internationale de justice (CIJ), dont la Kényane Phoebe Okowa, pour un mandat complet de neuf ans couvrant la période 2027-2036, selon la radiotélévision publique kényane KBC.
Phoebe Okowa a obtenu 183 voix à l'Assemblée générale et 13 au Conseil de sécurité, soit la majorité absolue requise dans les deux organes. Les quatre autres juges élus sont le Britannique Dapo Akande, le Français François Alabrune, le Jordanien Mahmoud Daifallah Hmoud et la Singapourienne Rena Lee. Leur mandat débutera le 6 février 2027 et s'achèvera le 5 février 2036, selon le site kényan Citizen Digital.
Selon ONU Info, les quatre autres juges ont été élus dès le premier tour, tandis que le cinquième siège a nécessité deux tours supplémentaires, la Sierra Leone, l'Équateur et la Corée du Sud ayant retiré leurs candidatures ; neuf candidats briguaient les cinq sièges, selon Citizen Digital. Le ministère kényan des Affaires étrangères a remercié ces trois pays, dont le retrait a permis d'éviter un processus prolongé. La mission de la Sierra Leone auprès de l'ONU a indiqué avoir retiré la candidature du professeur Charles Chernor Jalloh et soutenu Phoebe Okowa "pour garder le siège de l'Afrique à la Cour. L'Afrique d'abord".
Phoebe Okowa avait rejoint la Cour en novembre 2025, élue pour achever le mandat du juge somalien Abdulqawi Ahmed Yusuf, démissionnaire, qui expirait le 5 février 2027, devenant la première Kényane à y siéger. Professeure de droit international public à l'université Queen Mary de Londres, elle a été la première femme africaine membre de la Commission du droit international de l'ONU.
Le président kényan William Ruto l'a félicitée pour sa réélection dans un message publié sur X mercredi matin, y voyant "un moment de grande fierté pour le Kenya". Basée à La Haye, la CIJ compte 15 juges élus pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans ; les candidats doivent obtenir la majorité absolue à l'Assemblée générale (97 voix sur 193) et au Conseil de sécurité (8 voix sur 15), qui votent séparément à bulletin secret, sans droit de veto.




