Madar (Antananarivo) - Le Pôle anti-corruption (PAC) d'Antananarivo a annoncé, dans un communiqué publié mercredi 21 octobre 2026, la suspension provisoire des procédures engagées à la suite de plaintes visant d'anciens responsables, dont l'ex-président Andry Rajoelina et l'ex-Premier ministre Christian Ntsay, dans l'attente d'une décision de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) sur sa compétence, selon Newsmada et Madagascar-Tribune.
Selon Newsmada, le PAC a transmis les dossiers à la HCC le 6 octobre ; ils portent sur des soupçons de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et de faux en écriture publique. Les plaintes ont été déposées par la Direction de la législation et du contentieux (DLC), rattachée à la Primature et chargée de représenter l'État en justice.
D'après Madagascar-Tribune, le premier dossier concerne le détournement présumé de 36 kilos d'or saisis entre 2019 et 2020, où sont cités Christian Ntsay et les anciens ministres des Mines et de la Justice. Le deuxième porte sur des marchés publics d'équipement scolaire, visant notamment Andry Rajoelina, Christian Ntsay et l'ancienne ministre de l'Éducation Marie Michèle Sahondrarimalala. Le troisième concerne la gestion du Fonds souverain malagasy entre 2022 et 2025, en référence à un rapport de la Cour des comptes de mars 2026.
La Constitution prévoit que, lorsqu'une exception d'inconstitutionnalité est soulevée, la juridiction sursoit à statuer et saisit la HCC, qui se prononce dans un délai d'un mois, rappelle Africanews. Madagascar-Tribune souligne que la suspension ne préjuge pas du bien-fondé des accusations et que les personnes visées bénéficient de la présomption d'innocence.
L'armée avait annoncé avoir pris le pouvoir à Madagascar en octobre 2025, après le départ d'Andry Rajoelina du pays, à la suite d'importantes manifestations.




