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International

Ouganda : l'ex-chef d'état-major adjoint arrêté pour "activités subversives"

Gros plan du président ougandais Yoweri Museveni en costume sombre et cravate jaune, photo d'archives
Le président ougandais Yoweri Museveni (archives)

Madar (Kampala) - Les autorités ougandaises ont arrêté lundi 2 novembre 2026 le général Peter Elwelu, ancien chef adjoint des forces de défense, accusé de projets de déstabilisation dans certaines régions du pays, selon l'armée, rapportent l'agence AP et Africanews.

Peter Elwelu a été chef adjoint des forces de défense de 2021 à 2024. Selon le porte-parole de l'armée, le colonel Chris Magezi, il était "en fuite pour implication dans des activités subversives et des projets de déstabilisation" d'une région reculée de l'est de l'Ouganda où il est né et a grandi. "Les forces de sécurité ont récemment récupéré 15 armes en sa possession, des treillis militaires et deux pick-up", a-t-il ajouté.

Peter Elwelu n'a pas pu être joint et était détenu par les autorités militaires dans un lieu inconnu, selon la même source, le gouvernement n'ayant pas encore étayé les accusations. Son épouse a déclaré aux médias locaux qu'il était innocent. Selon la BBC, Chris Magezi a précisé qu'il avait été arrêté lundi soir et serait présenté à la justice ; la chaîne rappelle que les États-Unis l'avaient sanctionné en mai 2024 pour des violations présumées des droits humains et qu'il avait pris sa retraite de l'armée en août 2025.

Avant son arrestation, le chef de l'armée, le général Muhoozi Kainerugaba, l'avait accusé d'"activités de trahison" après son départ à la retraite l'an dernier, affirmant avoir ordonné qu'il soit capturé vivant. La semaine dernière, il avait annoncé l'avoir déchu de son grade de lieutenant-général et révélé sur X l'arrestation de 20 anciens soldats liés à lui.

Ancien commandant des forces terrestres, Peter Elwelu s'était déjà opposé à Muhoozi Kainerugaba sur des opérations militaires, ce qui avait nécessité une réunion d'urgence sous la médiation du président Yoweri Museveni. Fils de ce dernier et considéré comme son successeur probable, Muhoozi Kainerugaba a lancé sa candidature à la présidentielle de 2031, quelques mois après la prestation de serment de son père en mai pour un septième mandat consécutif.

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