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INTERNATIONAL

Ghana : polémique sur le coût du rapatriement de 1 964 ressortissants d'Afrique du Sud

Une foule de manifestants, certains munis de bâtons et de branches, défile dans une rue d'Afrique du Sud lors d'une marche contre les immigrés
Marche anti-immigrés en Afrique du Sud (archives)

Madar (Accra) - Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a assuré samedi 17 octobre 2026 qu'aucune somme ne manquait sur les 49,72 millions de cedis consacrés au rapatriement de 1 964 Ghanéens d'Afrique du Sud : « Je peux affirmer sans équivoque et sans aucun doute que pas un cedi, pas un pesewa ne manque », a-t-il déclaré, selon le site MyJoyOnline.

Le ministre s'exprimait dans l'émission Newsfile de la chaîne JoyNews, en réponse à la minorité parlementaire, qui réclame un audit indépendant de l'opération. Elle estime que plus de 16,4 millions de cedis de dépenses nécessitent des explications et pointe des écarts dans les allocations de réinsertion, les frais de transport et les registres de vols.

Le chef de file de la minorité à la commission des Affaires étrangères, Samuel Abu Jinapor, a affirmé dans la même émission que son groupe « n'accuse pas le ministre de faute » : « Nous ne suggérons aucun détournement, nous disons simplement qu'il y a des écarts, alors demandons un audit. »

Le rapatriement s'est déroulé du 27 mai au 4 septembre 2026, après une recrudescence des attaques et menaces xénophobes visant les étrangers en Afrique du Sud, selon la même source. D'après la radiotélévision publique GBC, l'État a apporté 33,72 millions de cedis et l'entreprise Engineers and Planners de l'homme d'affaires Ibrahim Mahama 16 millions.

Samuel Ablakwa a défendu le versement des mêmes montants aux enfants et aux adultes : chaque rapatrié a reçu 5 000 cedis d'allocation de réinsertion et 500 cedis de frais de transport à l'arrivée à l'aéroport d'Accra, sur instruction du président John Mahama. Le 18 septembre, le ministère avait remis à la commission parlementaire un rapport de plus de 200 pages, en réponse à une demande d'accès à l'information.