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MAURITANIE

Droits de l'enfant : la Mauritanie présente son premier rapport et 567 millions MRU pour la protection

Un groupe d'enfants en t-shirts et casquettes blancs devant un bus de transport public à Nouakchott
Des enfants lors d'une activité à Nouakchott (archives)

Madar (Nouakchott) - La Mauritanie a présenté samedi 17 octobre 2026 son premier rapport périodique sur la mise en œuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant devant le Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant, à Maseru, capitale du Lesotho, annonçant avoir alloué plus de 567 millions d'ouguiyas dans le budget 2026 au programme de protection et de développement de l'enfance, selon l'agence Sahara Medias.

Le directeur de l'Instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants, Cheikh Tourad Ould Abdel Malick, a indiqué que le rapport présente les politiques et programmes adoptés pour protéger les enfants ainsi que les difficultés de leur mise en œuvre, réaffirmant l'engagement du pays envers la Charte.

Selon le rapport, la Mauritanie a créé 46 mécanismes régionaux et locaux de protection de l'enfance, dont 41 sont opérationnels, tandis que 3 058 travailleurs et spécialistes de l'enfance, de l'action sociale et du handicap ont été formés au cours des trois dernières années.

Dans l'éducation, le rapport fait état de la construction et de l'équipement de 1 200 salles de classe, de la réhabilitation de 2 250 autres et du renforcement des équipes pédagogiques par 3 743 enseignants.

Le rapport aborde aussi la santé maternelle et infantile, l'extension de la couverture sanitaire et de la protection sociale, la lutte contre la violence, l'exploitation, le travail des enfants et la traite, la justice pour mineurs et l'état civil, ainsi que la protection des enfants réfugiés et migrants, notamment au camp de Mbera et dans les communautés d'accueil.

La délégation mauritanienne a reconnu des défis persistants, dont les inégalités d'accès aux services de base, la qualité de l'éducation, la lutte contre le mariage et le travail des enfants et le renforcement des mécanismes de protection.

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