Madar (International) - Quatre experts mandatés par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies se sont dits alarmés mercredi 28 octobre 2026 par "l'usage excessif de la force" des autorités françaises pour disperser les manifestations d'élèves qui secouent le pays, selon Al Jazeera et l'AFP.
"L'ampleur des interpellations et des placements en détention, touchant plusieurs milliers de personnes, principalement des mineurs, paraît disproportionnée", ont estimé les experts, parmi lesquels la rapporteuse spéciale sur la liberté de réunion pacifique, Gina Romero, jugeant "inacceptables et injustifiables" les blessures graves subies par des manifestants mineurs.
La France connaît depuis la mi-septembre des manifestations lycéennes, d'abord liées à l'état des établissements, puis à la colère contre la vie chère. Le ministère de l'Intérieur a fait état de 70 000 membres des forces de l'ordre déployés et de 1 000 interpellations samedi, pour 410 000 manifestants, après 2 700 interpellations une semaine plus tôt.
Un adolescent a perdu une main à Lille lors de l'explosion d'une grenade pendant des heurts. Les experts ont indiqué être en contact avec les autorités françaises.




