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INTERNATIONAL

Drones houthis sur Riyad : l'Égypte se dit prête à défendre l'Arabie saoudite

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi serre la main du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devant une garde d'honneur, photo d'archives de juin 2022
Al-Sissi et le prince héritier saoudien au Caire (archives)

Madar (International) - La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé, samedi 17 octobre 2026, avoir intercepté et détruit en quelques heures quatre drones au-dessus des régions de Riyad, de la province orientale et du sud du royaume, dernière vague en date des attaques houthies contre les aéroports et les installations pétrolières saoudiennes, selon Al Jazeera.

« Nous avons intercepté et détruit quatre drones au cours des dernières heures », a déclaré le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Maliki, qui a diffusé des images présentées comme l'interception de missiles de croisière et de drones et la frappe de lanceurs de missiles balistiques houthis. L'aéroport King Khaled de Riyad a été visé par au moins 20 attaques depuis la reprise des combats entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par Riyad en juillet, dont une qui a fait 13 morts la semaine dernière.

Au Caire, le président Abdel Fattah al-Sissi s'est dit prêt à « prendre toute mesure pour protéger » l'Arabie saoudite si le royaume le demande. L'Égypte ne cherche pas à intervenir dans les guerres régionales, a-t-il assuré, mais il est « inconcevable » qu'elle reste spectatrice si l'Arabie saoudite est attaquée. « Je ne parle pas de combattre ni d'attaquer qui que ce soit. Nous parlons uniquement de défense », a-t-il ajouté. Le Parlement égyptien tient dimanche une session d'urgence à sa demande.

Riyad accuse l'Iran d'encourager l'escalade houthie, ce que Téhéran dément. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé soutenir un « processus politique global » comme seule voie durable pour régler le conflit. La coalition mène des frappes aériennes contre les Houthis, qui l'accusent d'avoir tué des civils, dont des enfants, dans les provinces de Dhamar et de Taëz, selon l'AFP.

Plusieurs ambassades en Arabie saoudite ont restreint les déplacements de leurs ressortissants et leur ont déconseillé les aéroports, tandis que le ministère saoudien de l'Éducation a prolongé l'enseignement à distance à Riyad et Diriyah. La Mauritanie avait condamné le 9 octobre les attaques visant les aéroports de Riyad et d'Abha.

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