Madar (International) - Le Parlement turc a adopté jeudi soir 5 novembre 2026 le projet de loi ratifiant l'accord de défense commune de La Mecque entre la Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite, par 279 voix contre 119, selon l'agence chinoise Xinhua.
L'accord, composé de 16 articles, prévoit qu'une attaque armée contre l'un des signataires est considérée comme une attaque contre les trois. Il couvre aussi la coopération militaire, le partage de renseignements, la dissuasion collective et la coopération dans l'industrie de défense. Les trois pays l'ont signé à La Mecque le 7 août, et le gouvernement turc l'avait soumis au Parlement en octobre.
Le projet de loi compte trois articles : il approuve l'accord, prévoit son entrée en vigueur dès sa publication au Journal officiel et confie sa mise en oeuvre au président. La clause de défense collective n'entraîne pas automatiquement un déploiement : toute assistance est décidée par consultations et selon les procédures de chaque pays, et l'envoi de troupes turques à l'étranger nécessite un vote distinct du Parlement, selon Xinhua.
Au total, 398 députés ont pris part au vote, selon le site Türkiye Today. Le député du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir) Ziya Altunyaldiz a assuré que l'accord "n'est dirigé contre aucun pays tiers" et vise à prévenir les conflits, tandis que le député du Parti républicain du peuple (CHP, opposition) Mehmet Güzelmansur a réclamé des règles claires pour éviter tout conflit avec les autres engagements internationaux de la Turquie.
Dans un article publié dans le numéro de novembre du magazine AA Briefing de l'agence Anadolu, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a affirmé que l'alliance vise à renforcer la dissuasion et la stabilité régionales selon une vision de "solutions régionales aux problèmes régionaux", ajoutant que d'autres pays de la région partageant cette vision pourraient la rejoindre, selon Türkiye Today.
Cette ratification intervient alors que l'Arabie saoudite subit des attaques répétées des Houthis contre des villes, des installations pétrolières et des navires depuis la reprise des combats au Yémen en juillet, selon The New Arab.




