Madar (Alger) - Le ministre d'État, ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a assuré qu'il n'existait pas à ce stade de projet gouvernemental de hausse des prix de l'essence et du gasoil à la pompe, lors de la présentation du budget de son secteur devant la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), samedi 17 octobre 2026, selon TSA et Algérie360.
Le ministre répondait aux interrogations des députés sur l'article 218 du projet de loi de finances 2027, qui stipule que « les prix des carburants peuvent faire l'objet de révision, en cas de besoin, par les parties prenantes ». Selon ces médias, il a expliqué que cette disposition ne signifiait pas nécessairement une hausse et que la décision revenait aux deux chambres du Parlement.
Selon Algérie360, citant des sources au sein de la commission, l'article a suscité un vif débat, plusieurs députés s'inquiétant du flou de sa formulation et de l'absence de taux ou de critères précis de révision.
Mohamed Arkab a souligné que les prix des carburants en Algérie restaient très bas par rapport au marché international. Le litre d'essence sans plomb coûte 47 dinars, le gasoil 31 dinars et le GPL-c 12 dinars, selon TSA, qui rappelle que la dernière hausse a été appliquée le 1er janvier 2026.
Le ministre a indiqué que la consommation nationale d'énergie atteignait environ 59 millions de tonnes équivalent pétrole et que les recettes d'hydrocarbures s'élevaient à 37,5 milliards de dollars de janvier à fin septembre 2026. Il a aussi fait part de l'intention du gouvernement de revoir la marge des gérants de stations-service, notamment dans les zones isolées, selon la même source.




