Madar (Alger) - Le ministère algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base a indiqué que le projet de ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Menea-In Salah-Tamanrasset est divisé en deux tronçons financés séparément, selon des modalités spécifiques, en réaction à des informations faisant état d'un renoncement de l'Algérie au financement de la Banque islamique de développement, selon un communiqué diffusé mercredi 21 octobre 2026 et rapporté jeudi par le site TSA.
Selon le communiqué, le premier tronçon, reliant Laghouat, Ghardaïa et El Menea sur 495 km, est financé par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures. Le second, entre El Menea, In Salah et Tamanrasset, long de 1 080 km, est entièrement financé par le budget de l'État.
Le ministère ajoute que les consultations entre la Banque islamique de développement et la BAD se poursuivent sur le financement d'autres tronçons prioritaires du projet ferroviaire, ce qui confirme selon lui la poursuite de la coopération avec les institutions financières internationales. Ces précisions visent à rectifier les informations qui circulent, souligne-t-il.
En juillet, la BAD avait approuvé une enveloppe de 878 millions de dollars pour la ligne Laghouat-Ghardaïa-El Menea, après une première tranche de 747 millions d'euros annoncée en décembre 2025, selon TSA.
Lors du Conseil des ministres du dimanche 18 octobre, le président Abdelmadjid Tebboune avait ordonné le lancement immédiat, à partir de Tamanrasset, du projet de ligne Laghouat-El Menea-In Salah-Tamanrasset, selon un communiqué relayé par l'APS.
Le communiqué, tel que publié, ne précise ni le coût du tronçon financé par l'État, ni le calendrier de réalisation.




