Madar (Rabat) - La cheffe du gouvernement marocain, Fatima-Zahra El Mansouri, a présenté lundi 19 octobre 2026, devant une séance plénière commune des deux chambres du Parlement, le programme gouvernemental 2026-2031, en application de l'article 88 de la Constitution, en visant une croissance moyenne de 5 % par an sur 2027-2031, selon la presse marocaine.
Prix et pouvoir d'achat
El Mansouri a annoncé une compensation sociale automatique équivalente à la facture mensuelle d'électricité pour les ménages éligibles dont la facture de la résidence principale ne dépasse pas 100 dirhams, sans demande papier ni déplacement, ainsi que le relèvement de l'aide sociale directe de 500 à 1 000 dirhams d'ici la fin du mandat et une réforme progressive de l'impôt sur le revenu.
Elle a également annoncé la réforme des circuits de commercialisation des viandes et des poissons, un encadrement de la relation entre exportation et approvisionnement du marché national par des règles stables, et une réforme structurelle de l'organisation des marchés contre les monopoles et l'intermédiation opportuniste, en coordination avec le Conseil de la concurrence.
Les chiffres du mandat
Le gouvernement fixe un objectif d'inflation autour de 2 % par an et un déficit maintenu à 3 % du PIB sur la période, la dette publique devant redescendre vers 62 % du PIB à l'horizon 2031, tandis que le secteur privé devrait représenter les deux tiers de l'investissement national.
Les donneurs d'ordre publics devront réserver légalement 30 % de la valeur de leurs marchés aux PME marocaines. Une feuille de route touristique vise 26 millions de touristes en 2030, et un fonds de 2 milliards de dirhams est prévu pour l'officialisation de l'amazigh.




