Madar (Nouakchott) - La tension à l'université de Nouakchott a gagné mardi 27 octobre 2026 la scène politique : une coalition de l'opposition et le parti Tahaddi ont dénoncé ce qu'ils qualifient de répression des étudiants, après l'intervention de la police lundi pour disperser une manifestation étudiante réclamant des transports publics aux abords de l'université.
Dans un communiqué rapporté par l'agence Al-Akhbar et Sahara Medias, le pôle de la coalition de l'opposition démocratique évoque une "intervention sécuritaire violente", estime que l'usage de la force contre les étudiants est contraire à l'État de droit et rappelle que "la manifestation pacifique et la liberté d'expression sont un droit constitutionnel". Il réclame la fin des restrictions des libertés et un dialogue sérieux avec les représentants des étudiants.
Le parti Tahaddi (Rénovation du mouvement démocratique), dans un communiqué reçu par Madar, a condamné l'usage de gaz lacrymogène dans l'enceinte universitaire et rejeté des hausses qui, selon lui, dépassent 300 % pour le transport et le restaurant universitaires. Il demande une enquête sur l'usage de la force et le respect de l'inviolabilité de l'université.
Le ministère de l'Enseignement supérieur avait annoncé la suppression, à partir du lundi 26 octobre, des arrêts du transport traditionnel desservant le complexe universitaire, au profit des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), avec un abonnement mensuel étudiant de 5 000 anciennes ouguiyas.
La manifestation de lundi coïncidait avec des sit-in simultanés du Front étudiant dans les établissements d'enseignement supérieur. Le ministère n'avait pas réagi aux communiqués ni à l'intervention de la police au moment de la publication, et aucun bilan de blessés ou d'interpellations n'a été annoncé.




