Madar (Ouagadougou) - Le Burkina Faso a maintenu la prévalence du VIH à 0,5 % en population générale en 2025, selon les données présentées lors de la 23e session ordinaire du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST), tenue ce mercredi 28 octobre 2026, rapporte Lefaso.net.
La session était présidée par le ministre directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Anderson Meda, représentant le chef de l'État, président du CNLS-IST. Selon les chiffres présentés, 87 534 personnes bénéficient d'un traitement antirétroviral, 93 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique et 95,4 % des femmes enceintes reçues en consultation prénatale ont été dépistées.
En 2025, le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 91 000, dont 5 800 enfants, avec 1 600 nouvelles infections et 1 800 décès. Seuls 29 % des enfants vivant avec le VIH sont identifiés et sous traitement. La région du Kadiogo reste la plus touchée, avec 1,30 %.
Cinq défis ont été relevés, dont la suppression de la charge virale, atteinte chez seulement 61 % des personnes vivant avec le VIH, la prise en charge des enfants, la résistance aux traitements et le financement : seuls 59,41 % des besoins du plan national 2025 ont été couverts, contre 71,43 % en 2024.
Le CNLS-IST a validé à l'unanimité le Plan stratégique national 2026-2030, qui vise notamment une réduction de 95 % des nouvelles infections et de la mortalité liée au VIH. Sa mise en œuvre nécessitera 138,12 milliards de FCFA, dont l'État s'est engagé à apporter au moins 50 %.




