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Burkina Faso : une loi interdit la privatisation des entreprises stratégiques de l’État

Le président Ibrahim Traoré coupe un ruban d'inauguration entouré de responsables civils et militaires
Traoré inaugure un complexe textile, septembre 2026 (archives)

Madar (Ouagadougou) - L'Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté en séance plénière, le lundi 19 octobre 2026, le projet de loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique, qui interdit leur privatisation totale ou partielle, selon le site d'information Lefaso.net.

La loi renforce les prérogatives de l'État pour encadrer, contrôler et suivre ces entités, et pour détenir ou accroître des participations dans leur capital. Elle permet aussi à l'État de prendre des participations dans des entités privées qui seraient jugées stratégiques par la suite.

Le texte fixe des critères pour qualifier une entité de stratégique, notamment ses liens avec la souveraineté nationale et la sécurité de l'État face aux menaces internes et externes, ainsi que son impact sur les équilibres sociaux et économiques du pays. Aucune liste d'entreprises n'a été rendue publique.

Le ministre de l'Industrie, Serge Poda, qui a défendu le projet devant les députés, a affirmé que « l'État a désormais toutes les prérogatives pour encadrer, contrôler et suivre les entités publiques ». Il a expliqué que la loi de 1993, qui avait protégé des entreprises stratégiques de la vague de privatisations des années 1990, avait « révélé un certain nombre d'insuffisances ».

Selon lui, le contexte économique et politique actuel et les exigences de la souveraineté industrielle rendaient nécessaire une révision du texte.

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