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SAHEL

Avant les négociations de Dakar, l'AES fixe trois priorités face à la CEDEAO

Drapeaux de pays d'Afrique de l'Ouest et de la CEDEAO, image d'archives
Drapeaux ouest-africains (archives)

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ont fixé vendredi à Ouagadougou trois priorités pour leurs négociations avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), prévues les 17 et 18 octobre à Dakar : la préservation de la souveraineté des États, la consolidation de la Confédération et la protection des intérêts de ses populations.

Selon le quotidien burkinabè Sidwaya, le comité ministériel de pilotage de la Confédération, réunissant les ministres Karamoko Jean Marie Traoré, Abdoulaye Diop et Bakary Yaou Sangaré, s'est réuni pour harmoniser les positions avant les premières consultations formelles entre les deux organisations depuis le retrait des trois pays de la CEDEAO. Les ministres ont indiqué que les négociations de Dakar visent à aboutir à de nouveaux arrangements institutionnels et juridiques.

La vision des chefs d'État de la Confédération reste guidée par les aspirations des populations, notamment la libre circulation des personnes et des biens, ont-ils souligné. Les discussions reposeront sur l'unité de l'espace AES, le respect de la souveraineté de ses États, la primauté des intérêts des populations et la conviction que les Africains peuvent régler eux-mêmes leurs problèmes.

La réunion ministérielle faisait suite à celle des experts de la Task force confédérale de négociation, tenue le 14 octobre à Ouagadougou pour identifier les axes prioritaires, dont la libre circulation, le commerce et les questions diplomatiques et institutionnelles, selon le chef de la délégation malienne, l'ambassadeur Amadou Maïga.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025, après avoir créé leur alliance en 2023. Les négociations de Dakar interviennent alors que les trois pays cherchent à consolider leur autonomie politique et institutionnelle et à définir leurs futures relations avec le reste de l'Afrique de l'Ouest.

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