Madar (Ouagadougou) - L'Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté mardi 20 octobre 2026, à l'unanimité de ses 71 membres, un nouveau Code pénal qui réintroduit la peine de mort, abolie dans le pays le 31 mai 2018, selon le site d'information lefaso.net.
Le ministre de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, qui a défendu le texte devant les députés, a indiqué que la réforme vise à renforcer l'ordre public et à lutter contre le terrorisme et la criminalité économique et financière, relevant que les groupes terroristes recrutent en assurant à leurs candidats qu'ils « ne risquent pas gros » en cas d'arrestation.
La peine capitale s'appliquera désormais à plusieurs infractions liées au terrorisme, à l'espionnage et à la trahison, ainsi qu'à l'importation de produits périmés ou prohibés lorsqu'elle entraîne la mort, pour l'auteur comme pour le complice.
Le texte prévoit aussi la réclusion à perpétuité pour les détournements au-delà d'un certain montant, assortie d'une amende égale au triple de la somme détournée, et durcit les peines en matière de sécurité routière, présentée par le ministre comme la première cause de mortalité au Burkina.




