Madar (Bamako) - Plus de quarante civils ont été tués dimanche 18 octobre 2026 lors d'attaques menées par des hommes armés à moto contre plusieurs campements de la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali, provoquant des déplacements de population vers la ville, selon des sources sécuritaires, locales et associatives citées lundi par l'AFP.
Les attaques ont visé des campements appartenant majoritairement à la communauté Daoussahak, dont est issu le Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), proche de la junte au pouvoir à Bamako. Le bureau exécutif de cette communauté fait état d'au moins 48 civils tués dans la localité de Tagadayat, attribue l'attaque à l'organisation État islamique et lance un appel à l'aide humanitaire d'urgence pour les déplacés.
Selon une source sécuritaire à Gao, la tuerie est intervenue « en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA », avec « une quarantaine de morts, majoritairement des hommes ». Une autre source sécuritaire évoque 50 civils tués dans plusieurs campements à 50 km de Ménaka, et un élu local a confirmé ce lourd bilan.
La résidence à Ménaka du chef du MSA, Moussa Ag Acharatoumane, membre du Conseil national de transition, a également été ciblée, sans faire de victimes, selon les mêmes sources.
L'armée malienne avait affirmé avoir mené samedi des opérations dans la même zone, à 65 km au sud-ouest de Ménaka, visant selon elle « une importante base » d'éléments « terroristes » ainsi que du matériel de guerre et de logistique.




