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Sahel

Mali : plus de 40 000 refoulés de Guinée recensés à Kourémalé, Bamako évoque une "catastrophe humanitaire"

Fosses creusées dans un sol sableux sur un site d'orpaillage, avec des outils
Site d'orpaillage, illustration (archives)

Madar (Bamako) - Plus de 40 000 personnes refoulées des sites d'orpaillage de Guinée ont été recensées à Kourémalé, localité frontalière du Mali, et des milliers sont déjà arrivées à Bamako, a indiqué la Primature malienne, qui qualifie la situation de "véritable catastrophe humanitaire".

Selon un communiqué publié par la Primature, le Premier ministre, chef du gouvernement, s'est rendu sur les sites de Mamarybougou et Ouenzenbougou, qui accueillent ces "citoyens de la confédération AES", aussitôt après la réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Il était accompagné du ministre de la Sécurité et de la Protection civile et de la ministre de la Santé et du Développement social.

À l'issue de la visite, une réunion a dégagé des recommandations, parmi lesquelles prendre langue avec les autorités guinéennes "pour comprendre ce qui s'est passé" et élaborer un cadre en vue de fixer les personnes refoulées sur un seul site, celui de Ouenzenbougou, selon le communiqué. Le Premier ministre a félicité les acteurs et les a invités à l'anticipation. La visite s'est achevée par une séance de travail à la Primature.

Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes s'était réuni le jeudi 5 novembre sous la présidence du Premier ministre, avec un seul point à l'ordre du jour : "l'arrivée massive" de ressortissants burkinabè sur le territoire malien après leur expulsion des sites d'orpaillage de Guinée, d'après un autre communiqué de la Primature.

Le gouvernement a activé les mécanismes de gestion des crises, et les mesures engagées portent essentiellement sur l'accueil et l'assistance humanitaire, l'identification et l'orientation, la sécurisation des déplacements ainsi que "l'acheminement prochain" vers leur pays, selon ce texte, qui affirme que le Mali "a donc fait le choix de la solidarité", conformément à la devise de l'AES "Un Espace, Un Peuple, Un Destin".

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